Paris - Paris via Vladi
... Départ > Minsk > :: Campagne biélorusse
Paysage biélorusse Paysage biélorusse Paysage biélorusse Paysage biélorusse Paysage biélorusse Arrêt en gare

 :: Campagne biélorusse

jeudi 13 mars 2008


Il fait jour quand je me réveille. Je jette un œil dehors ; avons-nous passé la frontière ? Je me risque à poser la question à mes voisins. Oui, on a passé la frontière. Pas vu l’ombre de la trace d’un douanier. Passer par la Biélorussie, c’était finalement un bon plan. Finie l’angoisse du tampon. Toute frontière serait donc faillible ? C’est rassurant.

Le paysage, avec des brumes s’élevant des étangs, les couleurs froides d’après la neige, les forêts, est d’une grande douceur. J’ai en tête Requiem pour un massacre, de Elem Klimov. Cette terre est un grand blessé. Seconde guerre mondiale, un quart de la population disparaît. Tchernobyl, et c’ est ici que retombent les trois quarts de la radioactivité.

Le pays m’a l’air, comme dirait une maîtresse de maison, bien tenu : les petites maisons sont encloses entre des palissades parfaitement au carré. En Russie, tout est un peu de guingois. En Biélorussie, vu de loin, à travers la vitre d’un train, on aime l’orthogonal.

Les toits des ateliers des industries lourdes ne s’écroulent pas. Le train s’arrête quelques minutes dans une gare. Il manque quelque chose dans le paysage, mais quoi ? Mais oui ! Les pubs… Un panneau informe qu’en gagnant une minute, on peut perdre la vie. Une étoile rouge avec faucille et marteau peut-elle être interprétée comme publicité ?



Paysage biélorusse

... Vous dites ? ...

En arrière : Biélorousskaïa, départ En avant : De Chirico ?   Enregistrer au format PDF pdf    imprimer imprimer

Suivre la vie du site RSS 2.0 | plan | aux voyageurs | contact | l'étoile a pleuré rouge | en sibérie il ne fait pas si froid | voyage-immobile | rue-albert |
Recherche personnalisée

Sous licence Creative Commons maternité no business on ne touche pas